Le soir approchait, nous rentrions chez nous, après de longues promenades, les notes austères de l'Encens et les notes boisées chaudes du Cèdre et du Santal s'appuyant sur la douceur du Benjoin, tout devenait familier à ma mémoire, comme une procession sacrée d'été. Je me souviens des voix, racontant doucement des histoires anciennes, nous étions assis autour de la table, encore là sous la rosée du grand Figuier de ma grand-mère. Dans ce parfum, je racontais l'un des chapitres les plus intimes de ma vie.